Régression des 4 mois (3/3) : 4 solutions bienveillantes, dont 1 contre-intuitive

Je vais vous avouer un truc.
Ma fille s’est réveillée 2 à 4 fois par nuit pendant ses 18 premiers mois.
Du coup nous n’avons pas vraiment remarqué sa régression des 4 mois…
 
Mais je suis convaincu d’une chose.
Si nous avions eu connaissance des solutions proposées dans cet article, notre situation se serait beaucoup améliorée, et elle aurait fait ses nuits bien avant 18 mois !
 
A ce moment-là, nous ne trouvions sur internet aucun conseil qui s’appliquait à notre fille et à l’éducation bienveillante que nous souhaitons lui donner…
 
Récapitulons.
 
Dans le premier article sur la régression des 4 mois, nous détaillions les problèmes spécifiques à cet âge :
  • de jour, bébé a plusieurs nouvelles capacités psycho-motrices, qui attisent sa curiosité envers son environnement et créent de nouvelles frustrations
  • le soir, bébé a du mal à s’endormir à cause de son envie d’explorer le monde et du stress du aux frustrations d’apprentissage de ses nouvelles capacités
  • la nuit, son sommeil se transforme avec de nouvelles phases comme l’adulte. Malheureusement, si bébé est stressé, chaque transition entre phases est une nouvelle occasion de se réveiller.
 
Le deuxième article s’attardait sur une fonction contre-intuitive des pleurs des bébés. Ils ne servent pas seulement à alerter d’un besoin urgent ou d’une douleur, mais aussi à décharger le stress.
 
Mais alors, connaissant maintenant tous les problèmes d’un bébé de 4 mois, comment l’aider au mieux à s’endormir le soir et à faire des nuits complètes ?
De jour, nous allons surtout essayer de satisfaire sa curiosité de découverte, et lui proposer des apprentissages avec un minimum de stress.
De nuit, nous allons tenter de gérer les pleurs avec un maximum de bienveillance.
Mais je ne vous promets pas que ce sera facile…
 

La métaphore de la pièce sombre

Pour illustrer la stratégie que je vous propose, utilisons une analogie.
 
Imaginez vous pieds nus au milieu d’une grande pièce sans fenêtre, remplie de tables basses et de jouets au sol : tout ce qu’il faut pour se faire mal si vous avancez sans faire attention.
 
Imaginez maintenant que la seule lumière dans cette pièce vient de l’unique porte, et quelqu’un la ferme.
Vous voyez un mince filet de lumière sous la porte, c’est assez pour vous donner la direction, mais trop peu pour voir les obstacles au sol sur votre chemin.
Vous souhaitez sortir de la pièce.
 
Quelle stratégie utilisez vous ? Examinons quelques options :
  1. À fond ! Vous foncez vers la porte en courant. Peut-être arriverez-vous à franchir la porte, peut-être pas… mais il est certain que vous vous serez fait très mal !
  2. Vous subissez sans rien faire. Vous ne bougez pas, et attendez que la situation s’arrange toute seule. Cela pourrait prendre longtemps…
  3. À tâtons. Vous avancez lentement, en essayant de comprendre quels obstacles se dressent devant vous.
Si on fait le parallèle avec le sommeil de votre bébé :
  • Votre objectif ? Avoir un bébé qui fait ses nuits. Ou plus exactement qui fait vos nuits.
  • Votre stratégie ? Quelle est votre préférée parmi :
    1. À fond ! Vous le laissez pleurer, sans prendre en compte les dangers pour sa santé et les séquelles psycho affectives qui peuvent en résulter. Je ne vous le conseille pas, les explications sont dans cet article.
    2. Vous subissez sans rien faire. C’est tellement fatigant de se réveiller plusieurs fois nuit pendant des semaines, voire des mois, que je ne vais pas vous blâmer. Mais l’amélioration pourrait mettre longtemps à arriver.
    3. À tâtons : vous testez. Vous essayez de comprendre quels sont les obstacles et vous progressez doucement. C’est cette troisième stratégie que je voudrais vous proposer dans cet article.

Pour un résumé de cet article sous un autre angle, regardez cette vidéo :

Solution n°1 : satisfaire la curiosité de bébé

Et sans le surstimuler !
Voilà bien une question difficile, et très subjective !
 
Bien entendu, personne n’a la réponse absolue à cette question.
 
Comme l’explique Rosa Jové dans son livre « Dormir sans larmes », il se trouve que les problèmes de sommeil sont beaucoup importants dans nos sociétés industrialisées que dans les sociétés traditionnelles. Donc nous avons probablement quelque chose à apprendre de nos lointains ancêtres.
 
Comment ce problème était résolu il y a quelques dizaines de milliers d’années, au temps des chasseurs cueilleurs ?
J’imagine que les enfants passaient leur temps à observer la nature et leurs congénères, tout simplement !
 
Pour revenir dans le temps présent, je vous propose donc de satisfaire la curiosité de votre bébé avec les activités suivantes :
  • faire des promenades dans la nature ou dans un espace vert avec bébé. De préférence en écharpe de portage pour maximiser son sentiment de sécurité, mais la poussette marche aussi
  • poser bébé un ou deux heures par jour à un endroit où il pourra observer la nature en toute sécurité
  • socialiser / imiter : emmener bébé à un endroit où il pourra observer d’autres enfants
 

Comment limiter le stress de bébé à 4 mois ?

Solution n°2 : Atténuer le stress chez les tous-petits

  • Assurez-lui jour et nuit un maximum de contact physique
  • Devancez les frustrations en satisfaisant rapidement ses besoins
  • Si possible, allaitez votre bébé
  • Si vous allaitez, évitez les drogues et les médicaments pouvant avoir un effet néfaste sur bébé
  • Protégez bébé des blessures et des événements effrayants
  • Et surtout, surtout, un des points les plus importants : faites le maximum pour satisfaire vos propres besoins physiques et émotionnels !
 
Détaillons maintenant une cause de stress particulièrement importante vers 4 mois avec le début de la préhension volontaire :

Solution n°3 : Se focaliser sur le stress dû à l’apprentissage

Bébé apprend tous les jours, tout le temps. Et tous les apprentissages entraînent du stress, c’est inévitable car bébé progresse souvent par essai / erreur.
Mais plus la difficulté  est adaptée aux capacités de bébé, et plus il progresse rapidement avec peu d’échecs.
 
Comment proposer à bébé une difficulté d’activité adaptée à ses capacités ?
 
Probablement en s’inspirant des pédagogies existantes.
 
Ma préférée est la pédagogie Montessori, car tous ses principes de base ont été validés par la recherche en psychologie (voir le livre d’Angeline Lillard : « Montessori, une révolution pédagogique soutenue par la science »), mais il en existe d’autres avec des avantages similaires.
 
Chez Montessori, pour savoir quelles activités proposer à son bébé, on l’observe en détails.
Ci-dessous, je me sers de son âge pour donner des recommandations générales, mais le plus important est vraiment d’analyser où en est votre bébé dans son développement psycho-moteur et quelle activité l’intéresse.
Pas de lui donner une activité parce c’est ce qu’il devrait faire à son âge.
 
Avant la préhension volontaire, on propose des mobiles qui stimulent uniquement la vue
  • dès la naissance : le mobile de Munari, composé de formes géométriques, de 2 couleurs très contrastées et d’une boule brillante. Tout ceci pour stimuler la curiosité du bambin qui a des capacités visuelles très limitées à cet âge
  • entre 1 et 2 mois : le mobile de Gobi, composé de sphères de même taille en dégradé d’une seule couleur. C’est bien entendu pour inciter l’enfant à distinguer les nuances dans les couleurs.
  • vers 3-4 mois : le mobile des octaèdres, composé de 3 octaèdres rouge, bleu et jaune, de tailles différentes. Ce mobile a pour but de stimuler la perception du relief.
  • vers 3-4 mois : le mobile des danseuses, composé de formes stylisées, et de nombreuses couleurs. L’intérêt pour l’enfant réside dans le mouvement des formes très légères.
 
A partir du moment où l’enfant essaie d’attraper les mobiles (vers 3-4 mois environ), on va lui proposer des activités pour satisfaire son besoin de préhension.
 
Tant que l’enfant n’est pas capable de se retourner, on lui propose des objets suspendus :
  • un anneau très fin suspendu à un élastique
  • un grelot suspendu à un élastique

    Image associée

  • un kusudama suspendu sur un élastique : c’est une grosse balle de préhension composée de 2 tissus de couleurs contrastées, qui va servir aussi en version libre (non suspendue)

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Et quand l’enfant peut se retourner, on peut lui proposer des hochets libres (comme le kusudama en photo ci-dessus):
  • adaptés à la taille et à la force de l’enfant
  • qui ne roulent pas quand ils tombent : ce serait très frustrant pour l’enfant de voir son hochet s’éloigner de lui dès qu’il lui échappe des mains
 
Voilà, c’était une section un peu dense, mais qui devrait vous permettre de bien diminuer le stress de votre enfant. Ainsi, il devrait s’endormir plus facilement le soir, et moins se réveiller la nuit.
 
Abordons maintenant un sujet difficile : les pleurs !

Solution n°4 : gérer les pleurs (de jour et de nuit)

Répondre au besoin immédiat

Si mon enfant pleure et a faim, je le nourris.
Si mon enfant pleure quand sa couche est sale, je le change.
Si mon enfant pleure quand il est malade, je vais consulter son pédiatre et je le soigne.
 
Bref, tout le monde connaît la fonction des pleurs qui consiste à alerter d’un besoin ou problème urgent tel que faim, soif, inconfort ou douleur.
Et bien entendu, la meilleure solution est de répondre au besoin de l’enfant, ou d’alléger sa douleur.
 

Que faire face aux pleurs de décharge ?

Les réactions contre-productives

Cependant, que faire si mon enfant pleure, sans avoir faim, n’est pas sale et n’a pas l’air d’avoir mal ?
Par exemple, que faire si mon enfant pleure tous les soirs à la même heure sans raison apparente ?
 
Notre premier réflexe serait de vouloir arrêter ses pleurs, par exemple en lui proposant la tétine ou une tétée.
Un deuxième réflexe pourrait être de minimiser la situation en lui disant « ce n’est rien » ou « tu n’as aucune raison de pleurer ».

Le pire serait bien entendu de laisser bébé pleurer seul : j’explique pourquoi dans cet article.

 
D’après la psychologue Aletha Solter, toutes ces approches sont contre-productives, car elles ne permettent pas au bébé de décharger son stress, de se sentir compris et en sécurité.

La solution validée par la recherche

Dans son livre « Pleurs et colères des enfants et des bébés », elle recommande au contraire l’attitude suivante (qui peut sembler contre-intuitive):
  1. Répondez à ses besoins immédiats, et considérez la suite s’il n’est pas soulagé
  2. Prenez le bébé dans vos bras, asseyez vous confortablement et regardez son visage. S’il a les yeux ouverts, regardez-le dans les yeux.  Tenez-le calmement, sans le secouer ni le bercer
  3. Respirez à fond et détendez-vous. Prenez conscience de l’amour que vous avez pour lui
  4. Parlez à votre bébé. Dites-lui : « Je t’aime. Je t’écoute. Tu es en sécurité avec moi. Je vais rester avec toi. Tu peux pleurer si tu le veux.
  5. Vous pouvez aussi chercher à deviner la cause de ses pleurs et formuler vos pensées : « La journée a été trop pénible pour toi ? Nous avons fait trop de choses aujourd’hui ! » Dites lui que vous comprenez comment c’est dur d’être un bébé, que vous voulez l’aider à se sentir mieux.
  6. Restez conscient de vos propres émotions. Si vous avez besoin de pleurer avec lui, allez-y. Expliquez-lui que vous êtes triste.
  7. S’il détourne le regard, dites-lui : « S’il te plaît, regarde-moi. Je suis là. Je veux que tu te sentes en sécurité avec moi ».
  8. Restez avec votre bébé et continuez à le tenir tendrement jusqu’à ce qu’il cesse de pleurer de lui-même
 
Je vous recommande fortement cette attitude d’accueil des émotions de votre bébé, de jour comme de nuit.
 
Par contre, il y a une recommandation d’Aletha Solter avec laquelle je ne suis pas d’accord : elle conseille de tenir bébé ainsi même s’il refuse le contact.
Dans son argumentation étayée par des études scientifiques, elle avance qu’il est rassurant pour un bébé d’être tenu fermement par son parent.
 
J’ai essayé une fois, ma fille a hurlé de plus belle, sans aucun résultat positif.
Depuis, je n’ai jamais voulu la contraindre à nouveau à la prendre de force dans mes bras.
 
Je préfère rester à côté d’elle, la rassurer par la parole, et utiliser son doudou comme intermédiaire.
Mais je suis complètement d’accord avec le reste de l’approche.
 
En résumé, cette méthode pour faire face aux pleurs permet à bébé de décharger son stress tout en se sentant compris et en sécurité. Elle permet ainsi de s’endormir plus facilement le soir et de diminuer le nombre de réveils la nuit.

Le tarif réduit se termine bientôt : soyez vif !

Conclusion

C’est la fin de ce dossier sur la régression des 4 mois. L’idée centrale a été d’identifier quels sont les nouveaux problèmes auxquels bébé fait face à 4 mois comme par exemple, le stress dû à apprentissage.
 
Et ensuite de proposer des solutions pour limiter le stress et le décharger en toute bienveillance.
 
Je vous encourage à choisir une des solutions proposées (celle qui vous plaît le plus) et de la tester à fond pendant 10 jours. Ainsi vous saurez avec certitude si elle convient ou pas, à vous et à votre bébé.
 
Si cela ne marche pas, essayez la suivante, et ainsi de suite jusqu’à réussir à passer des nuits paisibles.
 
Je suis très curieux de savoir quelles solutions ont marché pour vous, pour faire face à cette régression des 4 mois (même si elles ne sont pas citées dans cet article).
 
Pourriez-vous laisser un petit commentaire ci-dessous et partager votre expérience ?
 
 
 
Sources :
  • Rosa Jové : « Dormir sans larmes », 2006
  • Angeline Stoll Lillard : « Montessori, une révolution pédagogique soutenue par la science », 2018
  • Patricia Spinelli : « Cahier d’activités Montessori pour les nuls, 0-3 ans », 2017
  • Aletha Solter : « Pleurs et colères des enfants et des bébés », édition de 2015.
Aletha Solter a fondé l’association « Aware parenting« , qui propose des conseils sur comment développer un attachement satisfaisant avec son enfant. (la traduction française du site Aware Parenting est peu fidèle, donc si vous comprenez l’anglais, je vous conseille la version originale)

Je vous ai préparé un guide gratuit : "Votre bébé dormira mieux dès ce soir (6 changements simples et sans pleurs)"
Emmanuel

Emmanuel Bouvier coach en sommeil bébé
Coach sommeil bébé certification gentle sleep

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18 réponses

    1. Bonjour Céline
      Merci pour votre commentaire : effectivement, ce n’était pas clair du tout.
      J’ai maintenant changé les titres des paragraphes pour préciser ce que j’avais en tête.
      A bientôt
      Emmanuel

    2. Bonjour,
      Merci pour cet article. Comment savoir si c’est effectivement un besoin de faim? J’hésite toujours lorsque ma fille se réveille en faisant des petits et comme j’ai peur de ne pas satisfaire ses besoins, je la mets au sein pour qu’elle se calme. Elle se rendort toujours mais j’ai peur qu’ainsi elle n’apprenne pas à se rendormir d’elle même… merci pour votre aide!

      1. Merci Léa pour votre message !
        Pour savoir si votre bébé a faim, vous pouvez regarder si elle tourne la tête et recherche le sein. Vous pouvez aussi observer sa bouche : si sa forme est ovale, si elle fait des mouvements de succion avec la langue en avant, ce sont clairement des signes de faim.
        Une fois que vous l’avez mise au sein, vous pouvez aussi mesurer la durée de la tétée alimentation (tétée énergique, bébé avale et déglutit), en faisant la différence avec la tétée de confort (beaucoup moins d’énergie, vitesse différente, bébé avale peu et déglutit peu).
        Bonne journée !
        Emmanuel

  1. J’ai des jumeaux de 6 mois et demi qui me réveillent toutes les heures (ensemble ou en relai !).
    Mon fils n’a jamais dormi plus de 3h d’affilées et pourtant il s’endort régulièrement en pleurant sans mess vas ou ceux de son père
    Ma fille ne s’endort sans le sein qu’en echarpe ou rarement en poussette. Cette nuit son père l a tenue dans ses bras pendant 1/2h en accueillant ses pleurs elle a hurlé jusqu’à en vomir … Et s’est calmée en 5 sec quand j’ai fini par la prendre. Elle a attrapé mon sein pour tetouiller (Elle n’a pas bu, elle n’avait pas soif).
    Je suis franchement dubitative sur cette technique … Et épuisée le cododo avec les 2 enfants au sein signifie beaucoup de douleurs articulaires

    1. Bonjour Mallory
      Effectivement, je comprends vos doutes et votre épuisement. Aucune méthode ne marche sur tous les bébés, car chaque enfant est unique.
      Et dans l’approche proposée par Aletha Solter, la difficulté est de faire la différence entre des pleurs de décharge et des pleurs liés à un autre besoin. Pour cette raison, je suis maintenant moins enthousiaste avec cette approche qu’au moment où j’ai écrit l’article.
      Par contre, je reste confiant dans toutes les autres solutions proposées dans cet article.
      Je vous souhaite de bientôt passer de meilleures nuits avec vos jumeaux. C’est déjà épuisant avec un seul enfant qui se réveille la nuit, alors avec deux… Je vous tire mon chapeau !
      Bon courage
      Emmanuel

  2. Ma fille a bientôt 4 mois. Elle a des pleurs de décharge depuis sa naissance. En effet, la difficulté c’est de repérer que ce n’est pas autre chose. Dans ces moments là, je porte ma fille en lui disant qu’elle a raison de s’exprimer, que c’est bien et que cela doit être dur la vie de bébé puis je lui chante une chanson douce en marchant doucement. Je ne trouve pas rassurant de la tenir fermement sans la bercer… D’ailleurs si je la pose ou que j’arrête de marcher, les pleurs changent, elle me fait bien comprendre que ce n’est pas ce qu’elle attends de moi (ou de son papa qui utilise la même technique).
    On connaît l’existence des pleurs de décharge, puisque je les utilise moi même en tant qu’adulte. Notre méthode avec notre fille s’est donc faite au feeling.
    Par contre, je ne suis pas pour rajouter à mon bebe des émotions à gérer et c’est ce que l’on fait quand on pleure avec lui. Certes je lui explique que je ne suis pas bien parfois en lui disant toujours qu’elle n’en est pas la cause et que je l’aime, mais pleurer je le fais loin d’elle. Avec elle, je mets des émotions de côté pour me consacrer à elle…

  3. Bonjour,
    Je découvre votre site par une dure nuit sans sommeil avec mon tout petit de 3 mois. Vos façons de faire me parlent puisque c’est tout ce que j’essaie de mettre en place avec mon fils, et c’est dur. Malgré toute la bienveillance du monde le manque de fatigue est parfois tellement cruel… mais petit à petit j’apprends, je préfère être cernée et épanouie… donc ça fait du bien de le lire de quelqu’un d’extérieur, parce que sur internet, à part lire qu’il fait laisser pleurer son bébé… et ça ne fait juste pas parti de mon monde. Lecture rassurante !
    Pour ma part, depuis quelques soirs je fais ce que j’appelle « l’exercice » (ce n’est pas le bon mot mais il est plus de 4h…) que j’ai nommé vases communicants. J’accueillais déjà au mieux les pleurs de décharge de mon bébé mais visualiser cela avec une image en l’associant à de la respiration profonde me permet de le faire de façon plus zen, beaucoup plus zen et d’être plus présente à mon fils, à ses émotions et à l’instant. Quand il décharge je le prend dans mes bras et je visualise deux vases, le sien et le mien. Je l’invite à remplir le lien de toutes ses tensions, à me les donner toutes et je rempli le sien de tendresse, de réassurance, d’amour… tout en respirant, en lui parlant… ça peut durer un moment mais c’est devenu tout à fait verbale et fait parti pour le moment du rituel du soir. Maintenant il faut que j’arrive à être aussi zen la nuit… ça pour le moment c’est difficile mais j’y travaille… bébé va avoir 4 mois et est dans cette phase de découverte intense depuis quelques temps…
    J’ai noté mon mail pour recevoir votre guide gratuit mais je ne le reçois pas… est-ce normal ?
    Merci beaucoup pour vos articles que je vais continuer à découvrir avec plaisir et soulagement de lire des choses qui me parlent.
    Depuis que je suis maman, je me suis remise à écrire, sur le fait d’être une maman humaine… si jamais cela vois intéresse je vous mets le lien de mon blog. A noter que je ne fais jamais ce genre de choses, ce commentaire n’est pas pour faire ma pub, je ne commente d’ailleurs jamais rien nul part, votre article m’a donné envie d’échanger.
    http://unemamanhumaine.over-blog.com/
    J’espère recevoir le guide 🙂

  4. Bonjour,
    Notre petite Alice va sur ses 5 mois et depuis 1 bon mois les nuits sont plus difficiles (reveils toutes l 2h voir 1h des fois). J’ai l’impression que seul le sein l’apaise et la rendort. Que faire?

  5. Est-ce que parmi les besoins immédiat il n’y aurait pas également la fatigue et le besoin de sommeil justement ?
    A ce moment là, donner la tétine ou la tétée n’est pas juste pour arrêter les pleurs mais simplement pour endormir.
    Je viens sur vos conseils de laisser pleurer pendant 15min ma fille qui était clairement fatiguée mais ne voulait pas faire sa sieste. J’aurais pu à la place dès le début la mettre dans son écharpe et éviter totalement les pleurs et satisfaire son besoin de sommeil (ce que j’ai fini par faire et qui a marché instantanément).
    Je me questionne du coup sur la validité de l’approche proposée ici.
    Un avis ?

    1. Bonjour Jean-Matthieu
      Et merci pour votre message !
      Si on a bien identifié le besoin de notre enfant, alors il faut essayer d’y répondre immédiatement, je suis tout à fait d’accord.
      Et oui, clairement le besoin de sommeil fait partie des besoins immédiats !
      Ce que je voulais dire dans cet article, c’est si on n’arrive pas à identifier le besoin immédiat, alors le problème est peut-être juste un excès de stress ou de frustration, et dans ce cas pleurer (un peu) peut faire du bien.
      Proposer un câlin toutes les 2 ou 3 minutes permet aussi souvent de répondre au besoin.
      Bonne journée
      Emmanuel

  6. Merci pour cet article, très utile. Mon petit 4ème vient d’avoir 4 mois et je me rends compte de tout ce que je ne veux pas reproduire avec lui. Mes autres enfants ont fait leurs nuits très tôt mais à quel prix! A l’époque m, on nous conseillait de laisser pleurer 😔

  7. Merci pour cet article qui j’espère va m’éclairer un peu plus.
    Ma fille de 4 mois ne fait plus ses nuits alors qu’avant elle dormait de 21 à 5h. A n’y rien comprendre…(merci l’article… je comprends un peu plus!)
    Apres le fameux « Tes sûre que tu as encore assez de lait? », ma médecin m’a conseillée de l’allaiter dès qu’elle se réveille. Du coup, réveil toutes les 2h et sieste l’après midi de 5h..
    Pas sûr que ce soit la solution alors que la journée elle pleure un peu et s’endort facilement… Ce n’est pas facile aussi de laisser pleurer lorsque l’aînée a le sommeil léger en ce moment, mais on va y arriver! On tâtonne!

  8. Merci pour cet article très intéressant et complet. Je comprends mieux pourquoi mon bébé de bientôt 4 mois a des récentes difficultés a s’endormir et se réveille la nuit alors qu’il faisait des nuits superbes depuis sa naissance. Je pense être une bonne maman mais je suis très facilement stressée et surtout je manque beaucoup de patience, et par dessus tout je ne supporte pas de ne pas contrôler une situation , donc là autant dire que la régression du sommeil me pose beaucoup de soucis. Je me rends compte que je suis contre productive car je m’agace quand bébé se réveille et je dois encore+ le stresser du coup .. Je vais essayer les conseils de cet article mais j’ai une question supplémentaire : comment faire quand on a également un grand enfant à la maison qui va à l’école et a donc besoin de sommeil ? (Il a 9 ans). Quand bébé se réveille la nuit je mangoisse car j’ai peur que cela réveille mon aîné, alors je me vois mal le laisser pleurer, d’autant plus que nous sommes dans un petit appartement, impossible d’isoler le bruit. J’espère que j’aurai le plaisir de lire votre réponse. Encore merci pour cet article.

    1. Bonjour Nesa
      Merci pour votre message !
      Effectivement, c’est très stressant quand bébé pleure la nuit et que l’autre enfant risque de l’entendre, et qu’on a peur qu’il manque de sommeil à cause de cela.
      S’il n’est pas possible de faire quelque chose du côté isolation sonore, alors le mieux est de travailler sur l’impact psychologique des pleurs de bébé sur votre grand enfant.
      Vous pouvez lui demander s’il entend son petit frère pleurer la nuit, et quelles émotions il perçoit dans ses pleurs.
      Puis lui expliquer pourquoi bébé pleure, et ce que vous faites pour diminuer ses réveils et ses pleurs.
      Ainsi, si votre grand se réveille en entendant les pleurs de son petit frère, il saura que ce n’est pas grave et que la situation est sous contrôle, ça l’aidera à se rendormir.
      Bon courage, la régression des 4 mois est vraiment difficile, je suis de tout cœur avec vous !
      Emmanuel

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